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Depuis 2009, les entreprises consommant plus de 100'000 kilowattheures (kWh) par année et par site de consommation peuvent choisir librement leur fournisseur d’électricité. Quels sont les intérêts à passer sur le marché libre et comment y accéder ? Présentation des avantages et particularités d’un marché confronté à une forte concurrence.

Dans un contexte économique qui tend inexorablement à la réduction des coûts, les entreprises se doivent d’optimiser leurs dépenses. Sur le plan énergétique, un grand nombre de mesures peuvent être prises, parmi lesquelles « passer sur le marché libre ». Derrière ce terme se cache la possibilité pour une entreprise de passer du marché dit « régulé », où le prix de l’électricité lui est imposé, à un marché ouvert qui, étant soumis à la concurrence, lui permet de profiter de prix pouvant être plus compétitifs.

Offerte aux grands consommateurs d’énergie (plus de 100'000 kWh par année), cette option peut s’avérer avantageuse financièrement, à condition bien entendu de suivre l’évolution des prix. Précisons cependant qu’en passant sur le marché libre, une entreprise ne pourra plus revenir sur le marché régulé. Ce choix étant définitif, l’entreprise sera donc confrontée aux variations de prix du marché lorsqu'elle devra renouveler son contrat.

Comment changer d’offre d’électricité ?

Voici les éléments à bien garder à l’esprit pour passer sur le marché libre :

  • Les entreprises consommant plus de 100'000 kilowattheures (kWh) par année et par site de consommation sont éligibles.
  • Pour déterminer sa consommation, il suffit de se référer à sa facture d’électricité.
  • Les prix de l’énergie varient et ne sont pas communiqués en ligne, une recherche via les sites de fournisseurs en demandant une offre est donc nécessaire.
  • Les calculateurs en ligne permettent d’obtenir rapidement un prix indicatif et sans engagement.
  • Un contrat d’énergie peut être conclu en ligne.
  • Le changement de fournisseur se fait sans interruption de courant.

Conclusion

Passer sur le marché libre de l’électricité se révèle donc aussi simple que changer de contrat de téléphonie mobile, mais il convient de bien s’informer sur l’actualité, les démarches à entreprendre ou encore les modalités de changements.

Le monde de l'énergie, historiquement basé sur les énergies fossiles, vit actuellement un changement en profondeur. Le dérèglement climatique et la préoccupation grandissante à ce sujet poussent tous les acteurs de la branche à se tourner vers des sources décarbonées et renouvelables. Si le domaine de l'électricité bénéficie probablement de la plus importante couverture médiatique, il n'est pas le seul concerné. Les secteurs de la mobilité et du chauffage des bâtiments le sont au moins tout autant, si ce n'est davantage.

Cette transition énergétique implique des changements également pluridisciplinaires. Au niveau législatif, de nouvelles lois visant à créer un marché favorable aux énergies renouvelables et à l'efficience énergétique sont votées. Ces conditions-cadres permettent à des acteurs économiques de proposer de nouveaux modèles d'affaires, le plus souvent en s'appuyant sur les innovations technologiques issues de la recherche. Concernant ce dernier domaine, le nombre de sujets de recherche s'inscrivant dans la problématique énergétique est immense et reflète l'importante diversité des technologies nécessaires à la transition énergétique. Ces recherches peuvent être dédiées aussi bien à des aspects très précis d'une seule technologie qu'à la gestion de l'énergie dans son ensemble. L'évolution du secteur photovoltaïque est un excellent exemple du premier cas de figure. En dix ans, l'efficacité d'un panneau commercial moyen a progressé de plus de 40% (Fraunhofer ISE, photovoltaic report, 2019), augmentant la rentabilité des systèmes, encourageant le déploiement et créant ainsi d'importantes économies d'échelle. Ce résultat est lui-même l'aboutissement de recherches très différentes portant sur les cellules, leur intégration au sein de panneaux ou encore les processus de fabrication de ces derniers. Cette grande variété de sujets rend difficile le dégagement de tendances générales concernant les technologies de production d'énergie. Ces travaux ont néanmoins pour point commun d'améliorer la compétitivité des énergies renouvelables et ainsi leur pénétration dans le mix énergétique.

En revanche, dans le deuxième cas de figure, celui de la gestion de l'énergie, des tendances générales se dessinent. Celles-ci visent à compenser la variabilité et l'intermittence des sources renouvelables grâce au stockage et à la flexibilité de la consommation. C'est à ces deux volets qu'est consacré cet article.

Le stockage de l'énergie

Le stockage de l'énergie n'est pas, en lui-même, un concept nouveau. La Suisse profite de sa topologie particulière depuis des décennies pour appliquer ce principe grâce à ses installations de pompage-turbinage. La nouveauté de la tendance actuelle réside davantage dans la diversité des technologies employées, ainsi que dans la complémentarité des échelles spatiales et temporelles considérées, que dans le principe même du stockage.

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Comme mentionné précédemment, le stockage d'énergie par pompage-turbinage est une technologie utilisée depuis longtemps et qui repose sur un principe simple. De l'eau est pompée d'un réservoir à basse altitude vers un second réservoir à une altitude supérieure, avant d'être à nouveau turbinée. Cette technologie offre de nombreux avantages. Premièrement, elle permet un stockage à long terme. Une fois accumulée dans le réservoir amont, l'eau peut y être maintenue aussi longtemps que nécessaire. Deuxièmement, elle offre une capacité de stockage très importante, déterminée entre autres par la différence d'altitude entre les réservoirs amont et aval, ainsi que par le volume des lacs d'accumulation. En Suisse, la capacité d'accumulation totale est d'un peu moins de 9 TWh (Statistique suisse de l'électricité 2018), soit l'équivalent de la consommation annuelle de 2,5 millions de ménages ! Néanmoins, tous les barrages ne sont pas équipés d'installations de pompage, ce qui laisse à cette technologie un potentiel de développement. Plusieurs grands projets ont ainsi été mis en service récemment ou sont en passe de l'être, tels que ceux d’Hongrin-Léman ou de Linth-Limmern. Les puissances de pompage de ces installations se chiffrent en centaines de mégawatt, leur permettant d'agir à l'échelle du pays tout entier.

Un peu plus bas dans l'échelle des puissances et des capacités de stockage concernées, du moins pour le moment, se trouve une technologie encore émergente : le power-to-gas. Comme sa dénomination anglaise l'indique, cette technologie consiste à transformer l'énergie électrique en énergie chimique, stockable sous la forme d'un gaz. Lors de périodes de production excédentaire, le phénomène de l'électrolyse est utilisé afin de séparer les molécules d'eau en hydrogène et oxygène.

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L'hydrogène ainsi généré, un gaz particulièrement dense en énergie, peut ensuite être stocké tel quel, avant d'être à nouveau converti en électricité à l'aide d'une pile à combustible ou d'un moteur à hydrogène couplé à un alternateur classique. Le principal avantage de cette technologie réside dans le stockage de l'énergie sous forme chimique. Contrairement à la forme électrique, elle est particulièrement bien adaptée au stockage à long terme. Cela inscrit donc la technologie du power-to-gas dans la même catégorie de stockage saisonnier que le pompage-turbinage. Cependant, ces deux technologies n'en sont pas moins complémentaires. La capacité de stockage disponible pour le pompage-turbinage est liée au rythme des saisons et à la fonte des neiges. Dans le cas du power-to-gas, l'hydrogène est stocké dans des infrastructures dédiées dont la capacité est constante tout au long de l'année. Malgré cet avantage, un déploiement important de cette technologie reste pour le moment hypothétique en raison de son coût encore élevé et d'un rendement entre deux et trois fois inférieur à celui du pompage-turbinage. Néanmoins, il est probable que l'accroissement des énergies solaire et éolienne voulu par la Stratégie énergétique 2050 modifie les conditions de marché et crée une place pour cette nouvelle technologie.

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Finalement, les batteries constituent la dernière technologie majeure du domaine du stockage. S'il en existe un grand nombre de variétés (lithium, plomb, nickel, etc.), elles reposent toutes sur des réactions électrochimiques. Leurs densités d'énergie et de puissance, ainsi qu'un rendement très intéressant de l'ordre de 90%, rendent ces systèmes particulièrement bien adaptés à un stockage à court terme, idéalement situé au plus proche de la production comme de la consommation. Elles sont donc un excellent complément à la production photovoltaïque, soumise à des cycles journaliers et à des variations météorologiques rapides. Pour cette raison, de nombreux fabricants de matériel photovoltaïque (onduleurs, modules, etc.) proposent désormais dans leur gamme des batteries d'une capacité de quelques kWh permettant de mieux répartir la production photovoltaïque résidentielle tout au long de la journée. Des batteries peuvent également être couplées à des installations solaires plus imposantes, principalement destinées à l'injection. Dans de telles situations, et contrairement au cas résidentiel, la répartition temporelle de la production ne vise pas à favoriser la consommation propre mais à maintenir la puissance injectée dans le réseau à un niveau acceptable pour celui-ci.

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Une utilisation combinée et judicieuse des différentes technologies de stockage permettra, parmi d'autres solutions, d'intégrer au mieux dans le mix énergétique suisse un plus grand nombre de sources renouvelables intermittentes. La plus grande autonomie énergétique des consommateurs finaux, créée par des systèmes d'autoconsommation constitués de petites installations photovoltaïques et de batteries locales, permettra de diriger l'excédent de production de sources renouvelables de plus grande importance (éoliennes ou grandes centrales photovoltaïques), vers des systèmes de stockage saisonnier. L'énergie accumulée dans ceux-ci pendant l'été permettra de combler en partie l'excédent hivernal de consommation et de limiter la mise en service de centrales thermiques ou l'augmentation des importations.

Vers la convergence des secteurs

Il existe une seconde grande tendance technologique : la convergence des secteurs de l'énergie. De manière analogue au stockage, certaines des technologies impliquées sont en service ou connues depuis longtemps. Néanmoins, elles sont amenées à être utilisées demain de manière différente, influençant des domaines du secteur de l'énergie dont elles étaient avant cela totalement indépendantes. Cette seconde tendance peut être illustrée par les deux exemples suivants.

Le premier de ces exemples, et peut-être le plus parlant, est celui de la mobilité individuelle. Ce domaine est actuellement au début d'un changement majeur du point de vue de la source d'énergie utilisée. Le domaine de l'automobile a toujours été complètement indépendant du domaine de l'électricité. Or l'émergence de la voiture électrique change radicalement la donne.

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La recharge des véhicules électriques entraîne naturellement une demande supplémentaire d'électricité. En Suisse, pour un parc automobile entièrement électrifié, cette demande supplémentaire est évaluée à environ 10% de la consommation finale actuelle (Roger Nordmann, Le plan solaire et climat, 2019). Il va sans dire qu'une telle augmentation n'est pas sans conséquence sur le secteur de l'électricité. Premièrement, pour que l'électrification de la mobilité ait l'impact positif attendu sur les émissions de gaz à effet de serre, cette consommation supplémentaire doit être couverte par des sources renouvelables. Deuxièmement, l'électricité nécessaire à la recharge des véhicules devra être acheminée par le réseau de distribution, augmentant d'autant la puissance portée par celui-ci. Cela nécessitera probablement des renforcements, si ce n'est au niveau national au moins au niveau local dans certains cas.

Néanmoins, l'électrification de la mobilité ne sera pas nécessairement une charge pour le secteur de l'électricité. Elle possède aussi le potentiel de le soutenir grâce à la flexibilité qu'offre la charge des véhicules électriques ainsi qu'à la technologie dite du "vehicle-to-grid". Cette dernière consiste en l'inversion possible du flux d'énergie entre le réseau de distribution et les véhicules. Les batteries des voitures connectées à une borne de recharge pourraient ainsi être déchargées dans le réseau de distribution lors de périodes de manque de production. L'ensemble du parc automobile électrique deviendrait ainsi pour le réseau de distribution une réserve d'énergie à court term,e permettant au réseau de mieux supporter les fluctuations continues de l'équilibre entre la production et la consommation. Bien sûr, les propriétaires des véhicules seraient dédommagés pour ce service selon des modèles d'affaire qu'il reste à définir.

Même si cette technologie n'est pas encore opérationnelle, cela ne saurait tarder. De plus en plus de fabricants de véhicules électriques et de bornes de recharge intègrent déjà cette fonctionnalité à leurs produits, tout en limitant son utilisation. Ils seront ainsi prêts le jour où le cadre légal et les conditions de marché permettront son exploitation. Ce jour-là, la convergence entre les secteurs de l'électricité et de la mobilité individuelle, historiquement indépendants, sera alors complète.

Mais la mobilité individuelle n'est pas le seul secteur à se rapprocher de celui de l'électricité. Les autres principaux vecteurs d'énergie, le gaz et la chaleur, sont également concernés. En Suisse, un projet phare de l'OFEN illustre particulièrement bien ce phénomène : la centrale d'Aarmatt. Cette installation réalise la convergence de ces trois réseaux en un seul point et pourrait bien être un premier exemple de ce que sera le domaine de la distribution de l'énergie de demain.

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Si les réseaux de gaz et d'électricité sont couplés depuis longtemps, ils ne l'étaient que de manière unidirectionnelle : l'énergie passait du réseau de gaz au réseau électrique. La principale innovation de la centrale d'Aarmatt est l'inversion possible de ce flux d'énergie, grâce à l'utilisation de la technologie power-to-gas décrite plus haute. Les excédents de production électrique sont ainsi transformés en hydrogène avant d'être stockés. Ces stocks d'hydrogène peuvent ensuite être combinés à du dioxyde de carbone afin de créer du méthane directement injectable dans le réseau de gaz. Il est à noter que ce gaz présente un bilan carbone neutre si l'électricité utilisée dans le processus d'électrolyse est d'origine renouvelable. Le réseau de gaz est lui-même également couplé au réseau de chaleur à distance par l'intermédiaire d'une chaudière, ainsi que par une unité de couplage chaleur-force générant à la fois de la chaleur et de l'électricité. Grâce à ces différentes installations, l'énergie peut circuler depuis et vers n'importe quel réseau de distribution, à l'exception de celui de chaleur qui ne peut qu'en recevoir. Ces différentes passerelles entre les vecteurs énergétiques offrent une nouvelle flexibilité dans la gestion de la distribution de l'énergie. Cette flexibilité est particulièrement précieuse pour le déploiement des énergies renouvelables intermittentes et représente à coup sûr un élément de solution à la problématique des émissions.

Conclusion

Ces deux grandes tendances technologiques, marquant actuellement – parmi bien d'autres – le monde de l'énergie, montrent bien que celui-ci sera demain encore plus complexe et interconnecté qu'il ne l'est aujourd'hui. Des domaines actuellement indépendants les uns des autres deviendront alors intimement liés. Les acteurs du domaine ne s'y trompent d'ailleurs pas. Beaucoup d'entre eux ont lancé des programmes d'innovation et ont abordé de nouveaux marchés pour être prêts à relever les défis de demain.

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Pour les consommateurs finaux, ménages ou entreprises, ces changements peuvent paraître abstraits et éloignés de leurs préoccupations quotidiennes. Néanmoins, ces avancées technologiques permettront de continuer à garantir un approvisionnement électrique sûr et fiable tout en assurant la transition énergétique. Une telle sécurité d'approvisionnement est essentielle aux activités de la majorité des entreprises. Quant au développement des énergies renouvelables à l'origine de ces avancées technologiques, il permettra aux entreprises de continuer de bénéficier d'une énergie bon marché. Car même si les énergies « vertes » sont encore un peu plus chères que les sources traditionnelles, cette tendance est appelée à s'inverser en raison des progrès technologiques dans ce domaine et d'une pression toujours plus grande sur les émissions de gaz à effet de serre.

les potentiels de la blockchain dans le monde de l’energie

Les mots digitalisation et blockchain sont évoqués de plus en plus fréquemment, et ceci dans un nombre toujours croissant de contextes différents. Le monde de l'énergie ne fait pas exception. Cet article vise à dessiner un des grands contours de ce virage que s'apprête peut-être à prendre le secteur de l'électricité.

 

Les défis du monde de l'énergie d'aujourd'hui

Dans un contexte où le dérèglement climatique prend une place toujours plus grandissante, le monde de l'énergie est appelé à évoluer drastiquement. Le domaine de l'électricité, qui représentait près du quart de la consommation finale helvétique en 20171, est également concerné. Ainsi, la production issue des centrales nucléaires ou à gaz est appelée à être progressivement remplacée par une production s'appuyant sur des sources renouvelables. De pareils changements concernant la production d'électricité ne sont pas sans conséquence sur l'acheminement de celle-ci, et plus particulièrement sur la stabilité du réseau de distribution. Là où le contrôle du réseau pouvait être assuré par l'ajustement d'une production centralisée et contrôlable, il devra désormais s'adapter à une production décentralisée, pas toujours maîtrisable et pouvant varier rapidement.

Les acteurs du domaine de l'énergie ne sont cependant pas désarmés face à ces nouveaux défis. L'utilisation des dernières technologies de l'information permet en effet d'y apporter des réponses innovantes et pragmatiques. La digitalisation du monde de l'énergie en est un parfait exemple. De nos jours, elle se concrétise principalement par le déploiement tout au long de la chaîne d'approvisionnement d'appareils capables de mesurer, enregistrer et transmettre les flux d'énergie en temps réel. Le remplacement progressif des compteurs à index par des compteurs intelligents illustre parfaitement cette tendance. Mais la digitalisation du domaine de l'énergie ne s'arrête pas là. Des technologies émergentes, issues d'autres secteurs économiques et encore confidentielles il y a quelques années, s'apprêtent peut-être à révolutionner le domaine de l'énergie en profondeur.

La blockchain et son fonctionnement

Parmi ces nouveautés, celle suscitant le plus d'attentes est probablement la blockchain. De l'anglais "chaîne de bloc", cette technologie apparue il y a une dizaine d'années a pour but de stocker et de transmettre des informations de manières transparente et sécurisée. S'il en existe plusieurs types, la plus connue est sans conteste celle associée à la monnaie numérique bitcoin. Son fonctionnement est le suivant. Les transactions entre les utilisateurs sont regroupées sous la forme de blocs avant d'être soumises à la validation d'autres membres du réseau appelés "mineurs". Une fois validés, les blocs de transactions sont enregistrés dans la chaîne et deviennent visibles par tous les utilisateurs. Cette chaîne de 1 Statistique globale Suisse de l'énergie 2017, OFEN, 2018 transactions peut être vue comme une base de données entièrement décentralisée et distribuée. Elle permet à tous ses utilisateurs de vérifier la validité des transactions et rend le système extrêmement sécurisé. Le mathématicien français Jean-Paul Delahaye assimile ainsi la blockchain à "un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible".

Les contrats intelligents dans les marchés de l'électricité

L'une des utilisations possibles de ces transactions numériques sécurisées est l'automatisation de relations contractuelles, également appelée "contrats intelligents". Cette nouvelle forme de contrat peut être définie de la manière suivante : une transaction entre deux membres d'une blockchain est automatiquement effectuée lorsque des conditions préalablement définies sont vérifiées. De tels contrats automatisés trouveront sans aucun doute de nombreuses applications dans un secteur de l'électricité digitalisé.

Marché local d'électricité

L'une de ces applications pourrait être la mise en place d'un marché local de l'électricité au sein d'un micro-réseau. Pour rappel, un micro-réseau est un ensemble de consommateurs et de producteurs reliés entre eux par un réseau privé pouvant lui même être connecté au réseau de distribution. Le principal intérêt de ces micro-réseaux réside dans la possibilité de rassembler les producteurs et les consommateurs au sein de communautés d'autoconsommation. Dans une telle communauté, la production d'énergie locale est prioritairement consommée sur place et la connexion au réseau de distribution n'est utilisée que pour assurer l'approvisionnement lorsque la consommation locale dépasse la production ou pour injecter l'énergie excédentaire.

De telles communautés existent en Suisse depuis maintenant plusieurs années. Néanmoins, l'utilisation de la blockchain et des contrats intelligents permettrait d'en améliorer certains aspects, tels que la traçabilité de la production locale. En effet, celle-ci pourrait être continuellement et automatiquement mise aux enchères sur un marché local restreint au micro-réseau. Les consommateurs seraient alors équipés d'un système utilisant la blockchain et couplé à leur compteur intelligent qui miserait automatiquement un montant calculé en fonction de la consommation actuelle et de préférences personnelles préalablement programmées. En cas d'accord sur le prix, la transaction serait alors automatiquement effectuée et enregistrée dans la blockchain de la communauté d'autoconsommation. Le calcul de la répartition de la production locale serait alors immédiat. De plus, la blockchain de la communauté d'autoconsommation étant consultable par tous les consommateurs, ceux-ci pourraient aisément s'assurer que la quantité d'énergie locale facturée au sein du micro-réseau correspond effectivement à la quantité produite.

Monétisation de la flexibilité de la demande

A chaque instant, l'énergie injectée dans un réseau électrique doit être aussi proche que possible de celle qui en est soutirée. A l'échelle nationale, cet équilibre est garanti par l'intermédiaire d'un marché dans lequel des acteurs du secteur, principalement des producteurs, mettent aux enchères leur capacité à réagir à l'évolution de la demande. Au vu des quantités d'énergie nécessaires à agir de manière significative sur l'équilibre du réseau, l'accès à ce marché est actuellement restreint aux acteurs capables d'offrir une flexibilité de plusieurs mégawatt.

Grâce au développement des technologies de l'information, certaines entreprises agissant comme agrégateurs sont apparues, permettant aux particuliers comme aux industries d'intégrer indirectement ce marché. En échange d'une rétribution, ces derniers laissent le contrôle de certains de leurs appareils caractérisés par une consommation flexible (chaînes de froid, compresseurs, ventilateurs ou encore pompes à chaleur) à ces entreprises qui ont alors accès à une puissance de réglage totale suffisante pour entrer sur le marché des services systèmes. Ce modèle d'affaires, également appelé "pooling", reste néanmoins encore marginal. La digitalisation et la blockchain pourraient changer cela grâce à l'Internet des objets et aux contrats intelligents.

Dans un futur peut-être pas si lointain, le marché des services systèmes pourrait être opéré par l'intermédiaire d'une blockchain. La majorité des appareils électriques seraient de plus connectés à Internet. Leur flexibilité pourrait ainsi être automatiquement mise aux enchères à l'aide de contrats intelligents, et ceci en temps réel. Le compresseur d'une chaîne de froid serait alors capable de retarder ou avancer son démarrage en fonction de la demande du marché et des préférences personnelles de son propriétaire. A l'échelle du réseau de distribution, la consommation serait alors adaptée en permanence à la production variable issue de sources renouvelables grâce à des signaux de prix transmis directement jusqu'au consommateurs finaux.

Vers une redistribution des cartes ?

De tels changements seraient d'une importance majeure pour le secteur de l'électricité. Le marché de l'énergie aussi bien que celui des services systèmes sont actuellement aux mains d'un nombre limité d'acteurs historiques. Et même s'il est déjà possible pour les plus gros consommateurs d'accéder à un marché de l'énergie libéralisé, la gestion du réseau et la distribution d'électricité aux particuliers et PMEs restent encore des activités monopolistiques. On imagine ainsi aisément à quel point l'apparition de la blockchain dans le secteur, avec toutes ses applications potentielles, impacterait les modèles d'affaires des entreprises électriques. La multiplication des micro-réseaux et des marchés locaux de l'énergie ferait perdre leurs clients finaux ainsi bien aux gestionnaires de réseaux qu'aux distributeurs d'électricité. Quant aux propriétaires de centrales de production actifs sur le marché des services systèmes, ils se retrouveraient en concurrence avec potentiellement l'ensemble des consommateurs. Mais même si les modèles d'affaires traditionnels seront mis en danger, cette révolution offrira également de nouvelles opportunités. Nuls doutes que de nombreuses entreprises, nouvelles ou existantes, s'en saisiront.

Les acteurs du secteur ont encore un peu de temps pour se préparer. Même si la nouvelle loi sur l'énergie entrée en vigueur en janvier 2018 a permis d'augmenter l'étendue théorique des communautés d'autoconsommation, dans la pratique, le développement de tels micro-réseaux est encore entravé par certains éléments du cadre légal. Du côté de la blockchain, des barrières techniques restent également à franchir. Le coût énergétique du minage, élément fondamental de toute blockchain publique, reste encore bien trop élevé2 pour que l'utilisation du bitcoin ou d'autres crypto-monnaies ait actuellement un réel sens dans le contexte de l'énergie.

Néanmoins, malgré ces derniers obstacles, différents projets ont vu le jour. A New-York, la société LO3 Energy a ainsi mis en place un marché local de l'énergie dans le quartier de Brooklyn3. Plus proche de chez nous, un projet pilote de gestion de communautés d'autoconsommation grâce à la blockchain est en cours en Valais4. En conclusion, la vraie question quant à l'entrée définitive de la blockchain dans le monde de l'énergie pourrait bien ne pas être "si" mais bien "quand". 

 

 

1 Statistique globale Suisse de l'énergie 2017, OFEN, 2018

2 Le Temps, Le bitcoin, désastre écologique en perspective?, 12 novembre 2017

3 www.brooklyn.energy

4 www.smartenergyportal.ch

 
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Pour les consommateurs finaux d'électricité, la transition énergétique actuelle se matérialise par des moyens toujours plus nombreux et plus efficaces d'agir sur sa consommation. Portée par le développement de la mobilité électrique, la baisse quasi constante des coûts du photovoltaïque (technologie de production décentralisée par excellence) et des batteries, rend désormais rentable l'installation de systèmes de stockage d'énergie. Ceci est d'autant plus vrai pour les entreprises, par opposition aux ménages privés, en raison d'une consommation à la fois plus importante et différente dans ses caractéristiques. Cet article a pour but de décrire et de mettre en perspective les différentes situations dans lesquelles le stockage d'énergie peut s'avérer être une excellente option pour ce type de consommateurs.

Une facture d'électricité réduite

L'entrée en vigueur le 1er janvier 2018 de la nouvelle Loi sur l'énergie a marqué un virage dans les mécanismes de subventionnement des installations photovoltaïques. La rétribution à prix coûtant (RPC), rétribuant l'injection sur le réseau du surplus de production, cède progressivement sa place à la rétribution unique (RU). Comme son nom l'indique, cette subvention est versée en une seule fois et permet de réduire l'investissement lié à une nouvelle installation. À priori anodine, cette modification des méthodes d'encouragement change radicalement la donne. Là où les anciennes installations bénéficiant de la RPC avaient intérêt à injecter dans le réseau une partie de l'énergie produite, les détenteurs de nouvelles installations subventionnées par la RU sont, eux, poussés à maximiser leur autoconsommation. Profitant d'un coût de production marginal quasi nul, cette production d'énergie peut en effet être valorisée au prix de l'énergie soutirée du réseau si elle est consommée localement.

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Il existe néanmoins des situations où il est difficile, voire impossible, de faire correspondre dans le temps la consommation d'électricité avec la production photovoltaïque. C'est notamment le cas pour des entreprises présentant une consommation en ruban, quasi constante de jour comme de nuit, ou pour celles dont la consommation baisse drastiquement durant la pause de midi, au moment où la production photovoltaïque est à son maximum.

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Dans de tels cas, le stockage de l'excédent momentané de production en prévision d'un prochain excès de consommation reste le meilleur moyen de maximiser la valorisation de la production locale. Les batteries sont particulièrement adaptées à ce type de stockage, dit journalier. Compacts, présentant un rendement énergétique autour de 90% et une durée de vie d'au moins une dizaine d'années, ces systèmes sont un excellent complément aux installations photovoltaïques. Et ceci d'autant plus que leur impact environnemental est appelé à diminuer drastiquement grâce à la mise en place de filières de recyclage ou de l'utilisation de batteries dites de « seconde vie ». Trop usées pour continuer de répondre aux sollicitations des véhicules électriques dont elles sont issues, ces batteries conservent néanmoins des caractéristiques tout à fait suffisantes pour une utilisation stationnaire. Elles sont alors reconditionnées avant d'être installées dans des bâtiments, de manière similaire à des batteries neuves. En Suisse, des projets pilotes tels que celui mené par La Poste et le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA) vont dans ce sens.

Des tricycles alimentés par des batteries recyclées

L'utilisation de l'énergie stockée lors de période de faible production n'est pas le seul moyen de réduire sa facture d'électricité. Une partie de l'énergie stockée peut également être réservée en prévision des instants lors desquels la consommation est à son maximum. De cette manière, la demande lors de ce pic de puissance ne sera pas exclusivement assurée par le réseau de distribution. Cette utilisation du stockage, connue sous la dénomination anglaise de « peak-shaving », permet ainsi de réduire la puissance maximale soutirée du réseau et de diminuer d'autant la part de la facture associée à cette grandeur. Elle peut se révéler particulièrement intéressante pour des entreprises dont la courbe de charge présente de fortes variations pouvant être créées, par exemple, par le démarrage synchronisé de machines ou le fonctionnement cyclique de compresseurs, de pompes ou de systèmes de ventilation. De plus, l'installation d'un système de stockage utilisé pour du « peak-shaving » peut également permettre, dans le cadre de l'installation de nouveaux équipements, d'éviter un renforcement du raccordement au réseau potentiellement coûteux.

La qualité d'approvisionnement

Bien que les chiffres concernant la qualité d'approvisionnement en Suisse soient globalement excellents, des batteries sont installées depuis de nombreuses années dans les bâtiments où une coupure de courant, même de très courte durée, pourrait avoir des conséquences graves, tels que les hôpitaux ou les « data centers ». De faible capacité, ces batteries sont destinées à fournir de l'électricité durant le laps de temps nécessaire à l'enclenchement de systèmes capables de prendre le relais de façon prolongée, des groupes électrogènes dans l'immense majorité des cas.

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Ces systèmes, nommés UPS (pour l'anglais « uninterruptible power supply »), sont traditionnellement complètement autonomes et n'ont pour seul rôle que d'intervenir durant les coupures de courant. Ils restent par conséquent le plus souvent inutilisés. Or, des batteries installées conjointement à une installation photovoltaïque dans le but d'augmenter l'autoconsommation peuvent aussi parfaitement remplir ce rôle. De plus grande capacité, elles permettent d'assurer la consommation électrique durant un laps de temps plus long et pour un plus grand nombre d'applications.

Dans un contexte industriel, ce type d'utilisation peut être particulièrement utile pour des chaînes de production robotisées, où une coupure de courant entraînerait la perte de contrôle d'éléments mécaniques se déplaçant à grande vitesse et pouvant potentiellement engendrer des dégâts très importants. À la détection d'une coupure de courant, l'énergie stockée dans la batterie est utilisée pour alimenter la chaîne de production, le temps d'arrêter la production de manière contrôlée et sécurisée.

La valorisation à travers les services systèmes

Il existe une troisième manière de valoriser un système de stockage : la participation aux services systèmes. Ces services, contrôlés par l'opérateur du réseau national Swissgrid, visent à maintenir en permanence l'équilibre entre la production et la consommation, ceci afin de garantir la stabilité de l'ensemble du système de production, de transport et de distribution de l'électricité. Dans les faits, cet équilibre est assuré par l'injection ou le soutirage d'énergie supplémentaire en réaction à la variation de la consommation ou de la production. Ces services systèmes sont organisés en trois catégories, en fonction de la rapidité de la réaction et de la quantité d'énergie en jeu : les services primaires (requérant une réaction rapide mais une relativement faible quantité), les services tertiaires (faisant intervenir de grandes quantités d'énergie sur des temps bien plus longs), et les services secondaires (à mi-chemin entre les deux autres).

Par leur densité énergétique et leur capacité à changer rapidement leur point de fonctionnement, les batteries sont particulièrement bien adaptées à une participation aux marchés des services primaires et secondaires. Pour les entreprises détentrices de batteries, il s'agit d'un moyen supplémentaire de valoriser leur investissement en ne se contentant plus de réduire leurs coûts de fonctionnement, mais en générant également des revenus supplémentaires. Pour cela, les entreprises laissent à des intégrateurs le contrôle partiel de leur système de stockage. Ces intégrateurs mettent alors aux enchères auprès de Swissgrid la capacité d'agir sur l'équilibre du réseau que leur confère le contrôle d'un grand nombre de batteries regroupées au sein de leur parc. Ils reversent ensuite une partie de leurs gains aux entreprises propriétaires des batteries qui peuvent ainsi amortir d'autant plus rapidement leur investissement.

Une utilisation combinée

L'installation de tels systèmes de stockage au plus près de la consommation finale participe clairement à la transition énergétique actuelle, qui voit non seulement la production mais aussi le contrôle du système électrique tout entier se décentraliser. Comme décrit plus haut, cette transition offre aux entreprises de nouvelles opportunités en leur donnant la possibilité non seulement de réduire les coûts liés à leur consommation électrique, mais en générant également de nouveaux revenus. Ces opportunités sont d'autant plus fortes lorsque que les systèmes de stockage sont valorisés par l'intermédiaire de plusieurs services, souvent complémentaires. À l'échelle européenne, de grandes entreprises franchissent déjà le pas. En Allemagne, Daimler a ainsi participé aux projets AREUS et DC-INDUSTRIE qui visaient la mise en place de chaînes de production énergétiquement efficaces et utilisant des systèmes de stockage d'énergie.

Néanmoins, il n'est pas forcément nécessaire que chaque entreprise se munisse d'une batterie et d'une installation photovoltaïque. Sous réserve d'un cadre légal adéquat, les différents services mentionnés plus haut peuvent parfaitement être mutualisés à l'échelle d'un bâtiment ou même d'une zone industrielle, permettant à coup sûr des économies d'échelle. Dans cette perspective, les acteurs majeurs du secteur, tels que Romande Energie, ont un rôle important à jouer. Grâce à leur maîtrise de l'entier de la chaîne et à leur large spectre de compétences, ils sont et resteront des interlocuteurs incontournables pour les entreprises prêtes à emboîter le pas de la transition énergétique.

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a.) Quelles données personnelles font l’objet d’un traitement?

Nous collectons, enregistrons et traitons les données personnelles qui nous sont communiquées dans le cadre de notre relation contractuelle (nom, prénom, adresse, numéros de téléphone, courriel, date de naissance, informations nécessaires à la relation contractuelle ou pour répondre à une demande, etc.).

Lorsque vous nous communiquez des données personnelles, que ce soit sur nos services en ligne, par téléphone ou par écrit, vous acceptez que ces informations puissent être stockées, traitées et transmises pour les finalités annoncées.

Toutefois, les données personnelles transmises à Romande Energie SA en tant que gestionnaire de réseau de distribution sont traitées de façon strictement confidentielles conformément à l’art. 10 de la Loi sur l’approvisionnement en électricité.

b.) Dans quel but utilisons-nous vos données personnelles?

Nous pouvons utiliser vos données personnelles pour communiquer avec vous dans le cadre de notre relation contractuelle, pour établir des factures, pour garantir une qualité de service élevée, pour gérer nos relations clients et à des fins marketing pour vous proposer, par exemple, des offres et des informations personnalisées.

c.) Par qui et où sont traitées les données personnelles?

Vos données personnelles sont utilisées par Romande Energie et les sociétés qui lui y sont liées. Elles peuvent également être transmises à des tiers si cela est nécessaire afin de permettre le traitement de la relation contractuelle, qui les traiteront dans le respect de la législation sur la protection des données.

2. Sécurité des données personnelles

Nous prenons les dispositions techniques et organisationnelles nécessaires pour protéger vos données personnelles contre tout traitement non autorisé, ainsi que pour en assurer la confidentialité, la disponibilité et l’intégrité. Ces mesures ont notamment pour objectif de protéger les données personnelles qui se trouvent dans notre système informatique contre les risques suivants: suppression accidentelle ou non autorisée, perte accidentelle, erreur technique, falsification, vol, utilisation illicite, modification, copie, accès ou toute autre action non autorisée. Nous veillons également à ce que vos données personnelles bénéficient d’une protection et d’une sécurité appropriées lorsque nous les transmettons à des sociétés liées ou à des fournisseurs de services domiciliés en Suisse ou à l’étranger.

Nous attirons votre attention sur le fait qu’Internet n’est pas un média sécurisé et que des tiers non autorisés peuvent avoir accès aux données transmises dans cet environnement. Cela peut conduire à la publication ou la modification desdites données, ou encore à des problèmes techniques. Malgré d’importantes mesures de sécurité aussi bien techniques qu’organisationnelles, la perte des données personnelles, leur interception ou leur manipulation par une personne non autorisée ne peut être exclue.

3. Vos droits

La loi vous confère un droit d’accès aux données personnelles vous concernant, ainsi qu’un droit de rectification, de suppression et de blocage. Sur simple demande de votre part adressée à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., vous pourrez exercer ces droits.

Vous pouvez à tout moment faire opposition à la réception de publicités et au traitement de vos données à des fins de marketing et de publicité, avec effet sur le futur, en écrivant à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Romande Energie, service relation client, rue de Lausanne 53, 1110 Morges.

4. Modifications de la présente déclaration sur la protection des données.

La présente déclaration entre en vigueur à compter de novembre 2017. Nous nous réservons la possibilité de la modifier. Pour vérifier les mises à jour, nous vous invitons à consulter régulièrement cette page.

5. Questions et commentaires

Pour toute question ou commentaire, vous pouvez vous adresser à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..